Page 82 - Dialogue avec Néonne
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Chapitre 14
Le mariage d’Édith
Depuis celui d’Agnès, bien des jours, des années ont passé.
Je me dis que les feuillets de la vie s’accumulent tantôt en
blanc, tantôt en noir ou en rose…
- « Que murmures-tu ma chère petite ? »
- « Je pense, je pense, Néonne ! A tout ce temps qui passe…
Te rappelles-tu du mariage d’Édith ? Je suis encore un peu
dans le brouillard : Michel n’est plus là, j’ai quitté
définitivement Bordeaux, je passe mon temps le plus
souvent ici, j’avance ta réfection - qui n’est toujours pas
terminée - je suis loin de mes amis… »
- « Tu m’avais moi ! »
- « Bien sûr ! N’est-ce pas le plus important d’ailleurs ?
- « Tu étais loin de tes enfants aussi : Agnès à Montpellier,
Édith en Haute Provence puis au Pays Basque. Je
comprends que tu te sentes seule parfois. Malgré tout, des
gens sont venus te voir, sont restés avec toi : Nicole de
Bordeaux, Eugène qui te fait découvrir la véritable poésie,
Martine. Tu as aussi les peintres bordelais !
- Tu fais des parties de scrabble avec ta voisine Cécile. Que
voulais-tu de plus ? »
- « Tu sais remettre les pendules à L’heure ! Parlons
d’Édith ! Tu te souviens ? »
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