Page 80 - Dialogue avec Néonne
P. 80

Nous  sommes  d’accord  :  je  me  répète  sans  cesse  cette
               vieille maxime : il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant
               de l’avoir tué !
               Bientôt,  je  vais  revenir,  seule,  bien  entendu,  comme
               d’habitude. Il me tarde de pouvoir te parler….


               Me voilà revenue.

            -  « Bonjour Néonne ! Comment vas-tu ? Je te réveille ? »


            -  « Je vais bien maintenant que tu es là ! Il a fait très chaud :
               si tu étais venue plus tôt tu serais certainement allée à la
               plage. »


            -  « Bien sûr ! J’ai profité du soleil à Palavas. Après des jours
               de pluie, il a fait très chaud aussi : je me suis baignée !
               Avant cela, j’ai passé une semaine dans une salle d’expo.
               Je m’étais promise de te le raconter… »

            -  « Oh ! tu sais. Ce que tu fais ailleurs ne m’intéresse pas
               trop. »


            -   « Je comprends. Si je te dis que j’étais triste, comprendras-
               tu ? Je m’ennuyais parfois et je pensais à toi : j’avais le
               vague à l’âme et je me suis promise de te montrer tout ce
               que j’écrivais sur des feuillets.

               Tiens, les voici. Tu peux les voir. Je ne te cache rien. Si tu
               n’avais pas été si loin, je serais venue passer une nuit ou
               deux avec toi pour me réconcilier avec moi-même !

            - « As-tu besoin de cela ? »







                                         80
   75   76   77   78   79   80   81   82   83   84   85