Page 83 - Dialogue avec Néonne
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- « Si je m’en souviens ? En voilà une question ! J’ai assisté
à presque toutes les festivités ! »
- « Oui. Presque ! Tu ne t’es quand même pas déplacée
jusqu’à la mairie ! Donc j’ai des petits faits à te raconter. »
- « Édith et Christian se connaissent bien avant le mariage
d’Agnès : ils sont venus vivre ici presque une année pen-
dant la maladie de Michel en attendant de trouver un lieu à
vivre. Ils sont là aussi pendant la grosse tempête de 1999 ! »
- « Heureusement pour moi. Je me suis sentie en sécurité : ils
ferment les portes, les fenêtres, vérifient toutes les ouvertures,
le toit et les arbres à portée de murs. Tout menace de
s’écrouler et j’ai surtout peur des grands pins qui balancent
dangereusement… Tu vois, j’ai bonne mémoire ! »
- « Bon je sais ! Parlons mariage maintenant ! »
- « J’ai vu moins de monde que pour le mariage d’Agnès.
C’était plus simple, cela me plaisait, si tu veux mon avis. »
- « Certaines personnes de la famille ne sont pas venues, si
c’est cela dont tu veux parler. Georges, le père de mes filles,
ses frères, oncles ou tantes ne sont pas venus. De mon côté,
je n’ai pas invité mes cousins, amies et j’en passe.
Par contre, Coline, ma petite fille, est là, habillée comme
une princesse, en robe fleurs des champs. Il y a aussi
d’autres petits enfants qui se sont d’ailleurs amusés comme
des fous avec le tonton Serge. Sept ans se sont écoulés
depuis le décès de Michel. Je n’ai plus les mêmes envies ni
les mêmes ressources : pas de tralala, ni de chapeau. Une
atmosphère conviviale et bon enfant. »
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