Page 97 - Dialogue avec Néonne
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Chaque fois qu’il pouvait manger, il te demandait de ne pas
               mettre de maïs dans tes salades composées. Quelquefois tu
               faisais exprès d’en mettre pour l’entendre dire : «  Le maïs,
               c’est bon pour les poules ! je ne suis pas une poule ! »

            -  «  Comment  fais-tu  pour  te  souvenir  de  tous  ces  gens  ?
               Je suis stupéfaite ! »

            -  « Je regarde, j’écoute, je mémorise, c’est tout ! Tu n’as pas
               pu t’empêcher de m’interrompre ! »

            -  « Je suis épatée, touchée et tellement heureuse de t’écouter. »


            -  « Eh bien je m’arrête là. Je t’avais prévenue… »

            -  « Bien ! Je vais donc mettre un point final à ce chapitre,
               ajouter quelques précisions à tes dires. Jean, que Michel
               appelle « John » habite une villa qui porte ce nom.

               Quand tu as parlé de Max, tu as oublié son copain : René
               Carivenc †.
               Du temps où Michel donnait les cours de peinture à la salle
               de l’ARDILOUSE, qui porte son nom, il vient quelquefois
               ici. Il plaisante souvent : il joue les frondeurs. Avec Max,
               ils animent le cours de peinture en chantant ou en jouant les
               écoliers  turbulents.  Quand  je  ne  suis  pas  là  tu  peux  te
               distraire  en  regardant  leurs  tableaux  à  côté  de  ceux  de
               Maurice et d’André Sarrazin.


               Parmi ceux qui venaient quelquefois, voir Michel, il y avait
               aussi Francis Maugard : a la fois,  poète, peintre mystique,
               bien connu sur Lacanau, surtout par son implication auprès
               des premiers surfeurs. C’est aussi un peintre canaulais ! »





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