Page 32 - Les pérégrinations d'une enseignante
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Je repris la peinture : je ne pouvais pas faire autrement,
            vis-à-vis de ma chère maman, toujours « prête à arrondir
            les angles ».



            Je ferme cette parenthèse et je reviens à l’époque de

            Bretoncelles.



            J’avais fait la connaissance d’un jeune homme qui venait
            souvent voir les tenanciers de la pension dans laquelle je

            vivais. Il était plus âgé que moi d’une dizaine d’années.



            Il  m’amenait  au  restaurant.  Nous  visitions  la  région.  Il
            était orphelin de père et de mère. Il avait été élevé par

            sa tante qui était sa seule parente.



            Au bout d’un certain temps il me présenta à elle comme
            étant la femme de son cœur. Moi, j’étais intérieurement

            plus récalcitrante mais je ne le montrai pas. Mes parents
            vinrent passer quelques jours.  Pour mon père c’était un

            long voyage mais cela lui faisait plaisir de venir me voir.
            Je leur présentais mon ami qu’ils apprécièrent beaucoup

            tant il était poli, bien éduqué, respectueux. Ils suggérè-
            rent que je l’invite à Lacanau pendant les vacances de
            Pâques.



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