Page 10 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Lacanau… J’y étais, il n’y a pas si longtemps : le matin du vote,
j’ai quitté ma maison avec l’espoir d’y revenir dans quelques
semaines. Après le vote, à la salle polyvalente, je suis partie
directement pour aller voir ma fille aînée et mon gendre dans le
Tarn et Garonne.
Le voyage s’est très bien passé et l’après-midi nous avons fait
une belle promenade sur le plateau. Au bout de notre
promenade, nous avons aperçu les beaux aplombs de roches qui
dominent la rivière Aveyron à Saint Antonin Noble Val.
Quant au Pays Basque, je n’y suis pas revenue depuis que les
cendres de ma chère Nicole ont été dispersées dans la
rivière « La Joyeuse », quelques mois après son décès survenu
dans la semaine où se sont produits les évènements dramatiques
du « Bataclan » .
J’avais promis à ses enfants, à ses amis que je reviendrai :
quand le cœur est saigné comment peut-on revenir ?
Et voici qu’aujourd’hui je suis là, confinée, loin de tout et de
tous, dans cet appartement que j’occupe depuis des années et
que j’aime bien car c’est un bon pied à terre, lorsque je me
trouve dans la région. Je suis plus souvent dans ma voiture, à
mes cours à Combaillaux ou en ballade dans les campagnes
environnantes à la recherche d’un bon petit restaurant de fruits
de mer par exemple ; je vais aussi à Montpellier voir mes
enfants et mon unique petite fille.
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