Page 14 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Je me souviens brusquement que nous sommes dimanche. Et je
me dis :
« Certainement, les offices sont supprimés en raison du
confinement ».
De plus, l’église est bien trop loin de chez moi !
Je ne m’attarde pas sur toutes ces réflexions et je fais un petit
détour pour rentrer. Je longe la plage : la mer est verte et
projette son écume blanche contre les rochers avec une violence
remarquable.
Quel bonheur de pouvoir tout de même apercevoir l’eau sans y
entrer malgré un grand désir de le faire, de respirer les embruns
chargés d’iode et de parfums de toutes sortes et de se sentir libre
tout en étant confinés !
Je me souviens avec un peu de nostalgie des bains de mer que
je me suis octroyée le jour du premier de l’an, cette année.
Je médite, en m’arrêtant quelques instants contre un petit muret,
sur les aléas de ce monde mais je me dis que cela n’est qu’un
mauvais passage : dans quelques jours tout sera fini !
Avant de passer la porte de la résidence, je m’arrête en bas,
chez ma petite épicière habituelle pour acheter de l’eau gazeuse.
Je dois attendre un peu : quelques clients font la queue, comme
ailleurs, à bonne distance.
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