Page 12 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
P. 12

Jour sept du confinement

            Dès l’ouverture de la baie, je  découvre une mer un plus agitée,
            un ciel chargé de lourds nuages menaçants. Les météorologues
            ont prévu une entrée maritime pour aujourd’hui : ils ne se sont
            pas trompés. A midi,  les habitants alentours ne mangeront pas
            sur leur terrasse ! Moi, non plus !!


            Et sur le toit de la résidence voisine, toujours des oiseaux de mer
            qui vous regardent et vous épient sans crier, étrangement muets.

            Après les nettoyages de rigueur,  dans l’appartement et sur ma
            personne, je  pars me promener  et faire quelques courses ;

            Mes pas me conduisent  au-delà du cercle habituel :

            Pourquoi ?

            Je cherche un shampoing. Je n’ai pas pris de précautions à ce
            sujet parce que je lave mes cheveux autre part,  ou bien je vais
            chez le coiffeur ! Ces derniers sont fermés ! Donc, il faut faire
            avec !


            La  pharmacie  est  fermée :  c’est  lundi !  Je  dois  aller  plus  loin
            dans la rue de Maguelone qui débouche sur le canal. Il y a là,
            une deuxième épicerie,  mieux pourvue que celle,  sise en bas de
            ma résidence.

             A  l’aller  J’ai  croisé  peu  de  monde.  Chacun  se  déplaçait  à
            distance  et parfois changeait de trottoir.



                                          11
   7   8   9   10   11   12   13   14   15   16   17