Page 13 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Certaines personnes portaient des masques comme moi :
A ce propos, je suis assez satisfaite de celui que je me suis
confectionné avec du sopalin et deux élastiques.
C’est mon épicière, pourvue de ce masque, qui m’a expliquée
comment faire. A ma demande, Elle m’a octroyée
généreusement les élastiques (je n’ai pas grand-chose dans cet
appartement, fait surtout pour les vacances ou les séjours
courts).
Je ne possède pas non plus d’agrafeuse ici : elle est restée à
Lacanau. Faute de matériel, j’ai des idées. Possédant une petite
boite avec fils et aiguilles, j’ai pu coudre et fixer les élastiques
aux deux extrémités de « cette parure plutôt carnavalesque »…
Je peux la manipuler sans problème ; je ne le mets que pour
sortir faire les courses, par crainte d’être trop proche d’un autre
acheteur ou du commerçant. Par contre, lorsque je vais marcher
autour des résidences je ne la porte pas. J’ai besoin de respirer et
de prendre un bol d’air maritime.
Revenons à ma petite promenade journalière.
Pourvue de mon champoing, je reviens tranquillement en
savourant mon plaisir de marcher. Soudain, Je perçois le
tintement des cloches.
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