Page 30 - Dialogue avec Néonne
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-  « Je me sentais mieux après une semaine passée avec vous.
               Je  me  demande  encore  aujourd’hui  si  cela  était  dû  à  la
               chaleur des foyers ou à celle de votre présence… »

            -  « Le soir, tout en peignant, nous écoutons la musique : il n’y
               a pas la télévision, ni poste de radio et encore moins de
               téléphone. Nous sommes vraiment isolés. Un sang nouveau
               circule tout autour de nous et tu t’appropries notre amour.

               «  Je  ne  me  souviens  pas  des  détails  sans  références
               physiques : il ne reste plus rien : les appareils à bois ont
               disparu. En tout cas je ne les vois plus. Ma carcasse et mon
               environnement  ont  changé  ;  sans  les  repères  comment
               veux-tu que je m’y retrouve ? Je  ne suis qu’un tas de pierres
               de sable ! »

            -  «  Je  te  comprends.  Moi,  je  peux  te  dire  qu’une  osmose
               parfaite entre toi et nous, se dessinait. Mes parents ont très
               vite compris que je m’attachais très fort à tes murs, à ton
               esprit et surtout aux images qui défilaient en toi comme un
               vieux film muet des années trente.
               D’un commun accord, ils ont décidé de me faire hériter de
               toi, tout en sachant qu’il y avait beaucoup à faire pour te
               rendre encore plus attrayante. »


            -  « N’étais-je pas comme tu voulais ? »

            -  « Tu me plaisais bien mais je trouvais qu’il fallait t’embellir
               et physiquement et intimement. Tu sais la meilleure façon
               de prouver que l’on aime quelque chose ou quelqu’un c’est
               de le gâter, le chouchouter, l’entourer d’amour. »


            -  « Je sais. Avoues que c’était aussi pour votre confort ! »





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