Page 32 - Dialogue avec Néonne
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- Un matin d’été, j’entre dans cette véranda pour aller
chercher quelque chose dans une chambre. Je me trouve nez
à nez avec un serpent qui s’était lové sur le vieux paillasson.
- Michel, la jambe dans une attelle, était resté dans la voiture
car nous allions déjeuner chez Elisabeth, une amie de
Lacanau. J’essaie d’enjamber l’animal pour accéder à la
porte intérieure : il se dresse d’un air menaçant. Je cherche
le V sur sa tête mais elle bouge et j’ai très peur. Je suis sortie
sans demander mon reste ; je me suis mise à hurler.
Entendant mes cris, Michel, munie de sa canne, quitte la
voiture, se précipite pour constater d’emblée que c’est une
petite couleuvre bien inoffensive. Il l’a prise entre ses
doigts et l’a portée dans le jardin. Elle a filé sans demander
son reste. »
- « Quelle pétocharde tu fais. Je ne te croyais pas aussi
peureuse ! »
- « Je n’ai pas peur des araignées ! Par contre les serpents et
les souris me font détaler. Tu sais, on ne se refait pas !
Revenons à cette véranda dont tu ne te souviens pas. Elle a
été remplacée par trois nouvelles petites pièces : l’entrée,
les WC et la petite cuisine. La porte d’entrée a changé de
place et l’accès depuis la rue, a été pavé de parpaings
autobloquants posés sur lit de sable. La cloison intérieure
qui partageait la maison en deux du temps des locataires est
tombée. Le vieux plancher humide, percé par endroits a
laissé la place à un beau carrelage.
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