Page 28 - Dialogue avec Néonne
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Je mets à profit les périodes pendant lesquelles je suis
séparée de mes enfants : certains week-ends et un mois
d’été pour revenir à mes premières amours : la peinture et
la poésie.
L’été je fais la connaissance d’Hélyette et nos enfants
partagent les mêmes jeux dans un club de plage qui existe
toujours. Grâce à cette autre amie, je remonte la pente
dangereuse sur laquelle j’ai failli sombrer dans les premiers
temps.
Sachant mon affection pour les arts littéraires, la maman de
Nicole me propose un jour de m’emmener à une réunion
poétique organisée par une société bordelaise : Arts et
Lettre de France.
Elle ne se doute pas un seul instant, que ce geste décidera
de ma future existence et de la tienne, ma chère villa ! »
- « Ah ! Tu parles enfin de moi. Je croyais que c’était un long
monologue avec toi-même. Mais tu vois, je me rappelle de
toi à ce moment-là et ton amie de Paris ne m’est pas
inconnue !
Elle vient te chercher le matin de bonne heure pour des
promenades en vélo, toi ! Tu te laisses faire.
Tes filles grognent parce que ces visites intempestives les
réveillent trop tôt ! »
- « Je vois que tu as de la mémoire ! Mais revenons à Arts et
Lettres de France. »
- « En quoi cela m’intéresse-t-il ? »
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