Page 25 - Dialogue avec Néonne
P. 25
- « Non tu ne sais pas tout : je viens de penser aux soirées de
ma jeunesse et cela se passait en dehors de toi ! dans un des
chais du jardin … »
- « Ah ! que faisiez-vous ? »
- « Arrête de m’interrompre !
Nous organisions des soirées dansantes, parfois bruyantes,
contrariant ainsi notre voisine immédiate qui était
propriétaire de la villa d’à côté - l’ancienne maison de mes
grands-parents paternels -.
- Les lendemains de fêtes, ma grand-mère recevait les
doléances de cette voisine, car elles étaient très amies, et se
plaignait auprès de nos parents.
Ceux-ci comprennent, mais ils savent aussi que jeunesse
doit se passer.
- Pour eux c’était un moindre mal : nous aurions pu aller
ailleurs, sans contrôle possible ! »
- « Ce n’est pas bien de déranger le voisinage ! »
- « Tu as certainement raison mais cesse de me couper la
parole s’il te plaît, ou je perdrai le fil de mes histoires.
Je poursuis, si tu me permets. Ces soirées ne sont
qu’épisodiques. La plupart du temps nous nous lancions
dans les parties interminables du jeu de Monopoly dans le
chai ou chez l’ami qui m’aidait aux devoirs de
mathématiques, dans sa villa près du puits artésien..
- Plus tard, d’autres jeux de société viennent remplacer ce
passe-temps dont je garde, encore aujourd’hui un très bon
souvenir. »
25

