Page 45 - Dialogue avec Néonne
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J’allais souvent le voir et nous allions nous promener au
parc bordelais : il fallait le faire marcher et la rue n’est pas
facile pour une personne à moitié handicapée.
La veille de son décès je m’étais échappée de mes
obligations canaulaises (nous étions en pleine période
d’expositions et j’en étais responsable).
Il était couché lorsque je repartais à Lacanau mais il était
aussi bien que possible. »
- « Ne dis plus rien ! je me souviens très bien de tout. C’était
un matin, de très bonne heure : tu dormais encore et une
amie de Lacanau, Elisabeth que vous appeliez BB est venue
te prévenir de son décès ! Tu étais complètement
désorientée et tu t’exclamais sans cesse, des perles au bord
de tes yeux.
Tu ne savais que dire : c’est impossible, je l’ai vu hier ! Il
paraissait bien. »
- « Nous n’avions pas encore le téléphone et cela m’a
d’autant plus choquée que ce soit cette amie qui vienne aux
aurores me prévenir de sa mort ! »
- « Tu étais mal en point et Michel t’a laissée partir seule, afin
de poursuivre ton travail ici. »
- « Le plus triste pour moi fut de constater sa mort. A cause
d’un verre d’eau mal dégluti, il agonisa pendant des heures :
on appelle cela une fausse route.
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