Page 74 - Dialogue avec Néonne
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- « Si ma mémoire est bonne, il y eut un petit problème… »
- « Oui ma chère, un incident de taille qui m’a rendue mal à
l’aise pendant un moment !
Cinq minutes avant le départ prévu pour le cortège, je reçois
un appel téléphonique. Ma fille a un problème de taille : lors
de son passage chez l’esthéticienne quelqu’un a malencon-
treusement marché sur sa traîne qui s’est détachée de la
robe. Il faut recoudre sur place. Le temps de trouver fil,
aiguille, de reprendre tout, les minutes défilent. Le convoi
s’ébranle sans les mariés et je reste là pour attendre et
fermer les portes ! »
- « Je me rappelle que le téléphone n’arrête pas de sonner et
tu me parais très énervée, voire même angoissée. »
- « Il y a de quoi : le maire m’appelle toutes les dix minutes.
Heureusement, c’est presque un ami. Il comprend la
situation, sans pour autant apprécier l’avatar. « Que vais-je
dire à tous ces gens qui attendent dehors en plein soleil »,
gémit-il.
J’ai fini par lui dire de les faire entrer dans le hall.
La chaleur étant insupportable. »
- « Plus tard, tu l’as rappelé pour l’informer que vous partiez.
Tu t’es calmée et tes allées et venues sur le carrelage ont fini
de me déranger. »
- « Nous quittons la maison à tambours battants, eux devant,
moi derrière, toute seule au volant de ma voiture, sous les
vivats de deux voisines accoudées à leurs fenêtres : Dédé et
sa copine. Je suis émue aux larmes. »
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