Page 71 - Dialogue avec Néonne
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-  « Oui, je crois… »

            -  Lui, était un conseiller d’état, sa femme était enseignante et
               peintre, à l’occasion, comme moi.

            -  Lorsqu’ils se sont mariés, ils ont organisé plusieurs repas en
               France et aux ETATS-UNIS. Nous en avons partagé un, à
               Carcassonne. J’en ai un très bon souvenir.

            -  Nous nous devions de les recevoir … »

            -  « Tant de personnes sont venus ici, ma chère Flore, que je
               m’y perds un peu. »


            -  « Pour en revenir à ma visite mortuaire d’hier, j’en reste
               encore émue. »


            -  « Pourquoi ? A ce point ? »

            -  «  Après  mes  prières  discrètes  devant  ce  grand  corps
               immobile qui paraissait dormir, calme et libéré, des images
               de Michel décédé, sont revenues. Elles étaient si fortes et le
               silence autour de moi, si pesant… J’étais seule dans cette
               pénombre  et je me suis mise à pleurer. J’ai dû sortir pour
               effacer  l’angoisse  qui  m’étreignait  et  je  ne  voulais  pas
               laisser un voile négatif autour du défunt… »

            -  « Arrête là, je t’en prie. Je constate, encore une fois que ta
               sensibilité  perturbe  tes  idées.  A  moins  que  ça  ne  soit  le
               contraire ? »

            -  « Bonne remarque. Parlons d’autre chose. Que dirais-tu si
               l’on reparlait d’événements heureux qui se sont passés ici ? »





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