Page 21 - Dialogue avec Néonne
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Revenons à notre histoire.
Peu à peu, nous passons plus de temps rue Jean Michel qu’à
Bordeaux : mon père est devenu propriétaire à part entière
par héritage : Il a, enfin, hériter de toi ! Il peut disposer des
lieux comme bon lui semble.
Il construit des pièces supplémentaires dans le jardin, en
contrebas de la maison, là où ma mère avait acheté un bout
de terrain de la pignada. L’espace était clair sans les
encombrements qui l’occupent aujourd’hui.
A cette époque, les pins se dressent au-dessus de nous : une
fine barrière et un petit portail nous séparent de la grande
forêt où seuls les arbres parlent : à certains moments tout
n’est que musique du vent, chants d’oiseaux, de cigales et
froissements de feuilles bousculées par les rondes
d’écureuils chapardeurs de pignes. »
« Je vous entendais rire mais j’étais trop loin de vous pour
percevoir le motif de vos éclats ! »
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