Page 65 - Dialogue avec Néonne
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- « Eh bien tu en as de la mémoire ! sans doute plus que moi ! »
Tu permets que je poursuive ?
Après le mariage d’Agnès nous faisons un voyage au
Portugal et au retour, nous avons appris son décès. »
- « Oui, je vois. Tout le monde vous cherchait ici, à Lacanau,
à Bordeaux. »
- « Cela m’a profondément choquée car il était au mariage
deux mois avant : rien ne laissait présager. Il s’est suicidé
d’un coup de fusil ! »
- « Quel malheur ! »
- « Et ce n’est pas le seul. Un mois plus tard, le père de mon
gendre que tu connaissais est mort subitement de problèmes
circulatoires.
- Après cela, Michel a commencé à avoir des ennuis de santé
et nous sommes allés consulter. Les premiers examens se
sont révélés insuffisants. D’autres plus approfondis
devaient être réalisés dans une autre clinique ! Dans
laquelle ? Je te le donne en mille : la clinique où ma mère
est décédée ! »
- « Tu ne m’en a jamais parlée ! Pourquoi maintenant ? »
- « Parce que le temps a passé et que j’ai fait tous mes deuils
depuis plus de dix ans mais je n’ai rien oublié, aucun
détails ; c’est enfouis dans un coin de ma mémoire et il
suffit que j’y pense pour tout retrouver ! »
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